C’est l’intérieur qui compte

J’ai récemment lu un article assez intéressant en allemand: "Außer dünne, innen dick". Soit, dans le jargon de Molière, "mince à l’extérieur, gros à l’intérieur". Le titre peut surprendre, et pour cause. Dans notre société qui érige la maigreur comme la valeur suprême, on nous affirme que la minceur est un gage de santé. Quand tu es gros, tu risques énormément de problèmes, entre le diabète sévère et les attaques cardiaques, pour les plus connus. Quand tu es mince, en revanche, c’est que tout va bien dans le meilleur des mondes. Peut-être pas finalement…

82191070 "C’est ce que tu as à l’intérieur qui compte, ma fille !"

La phrase est connue, mais elle est généralement réservée à celles qui complexent sur leur physique. Elle s’applique maintenant aussi à celles et ceux qui sont satisfaits de l’extérieur ! Une étude londonienne tire la sonnette d’alarme et prouve que l’essentiel, c’est bel et bien ce que l’on a à l’intérieur. Qui l’eût cru ?!

Deux chercheurs anglais, Jimmy Bell et John McCarthy, ont ainsi prouvé que ce qui était le plus important, c’était la graisse viscérale : celle qui est sur nos organes. Et quelqu’un de mince peut, s’il ne pratique aucune activité sportive, avoir les mêmes risques de maladie que quelqu’un de trop gros. D’autant plus que l’inverse, gros à l’extérieur et mince à l’intérieur, bien que plus rare, est possible aussi. Toujours en allemand, j’ai vu une vidéo sur un débat télévisé dans lequel apparaissait Rainer Calmund, que les fans de foot reconnaîtront (pour les autres, ne vous embêtez pas à savoir qui c’est !). Or, ce grand et fort monsieur pèse dans les 120 kilos, et rayonne de santé ! Gourmand et gourmet, il va régulièrement faire des check up à l’hôpital, où l’on lui dit qu’il est effectivement en parfaite santé ! Malgré un poids qui ferait bondir son indice IMC, il a un cholestérol parfait, pas l’ombre d’un diabète, et des organes internes qui fonctionnent sans soucis.

Cependant, il reste un cas particulier : il aime manger, certes, mais son régime n’inclut pas McDo et confrères. La nourriture qu’il mange est de bonne qualité et ses repas sont relativement équilibrées, même si la quantité est déraisonnable. Il est également actif, peut-être même plus que la plupart des "minces" (du moins que ceux qui ne font pas de sport). Bref, en dehors de la nourriture, il a une bonne hygiène de vie, ce qui fait de lui une exception. L’exemple que les deux chercheurs anglais donnent, qui correspondrait à la situation de Calmund, c’est celui des sumos, qui malgré leur poids, sont en bonne santé.

Bref, cet article n’est certainement pas un encouragement à grossir sous prétexte que la minceur n’est pas synonyme de santé. Je ne suis pas la dernière à critiquer la société de l’image dans laquelle nous vivons qui ignore totalement l’être pour le paraître, quitte à ce que le paraître soit mauvais pour le corps. Mais, sans parler de réelle minceur ou de maigreur, une silhouette cohérente et une bonne hygiène de vie sont indispensable pour mener une vie saine. Ce dont devrait se soucier même celles et ceux qui pensent n’avoir aucun problème !

Publicités

Une réflexion sur “C’est l’intérieur qui compte

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s