[Photo] Les Coréens

Après trois mois à Hong Kong, si proche du reste de l’Asie, je n’avais qu’une envie : continuer à voyager. La mégalopole est idéale pour les voyageurs amoureux du grand Orient. Plate-forme aéroportuaire de stature mondial, on peut aller partout en Asie depuis Hong Kong, et ce à moindre coût. Malheureusement, mes finances d’étudiantes étant ce qu’elles sont, j’ai du me limiter à une destination (ce qui n’est déjà pas si mal, tout de même). Soyons clair : il n’y a pratiquement pas un pays d’Asie qui ne me fasse pas rêver. La Birmanie, le Bhutan, l’Inde, le Cambodge, le Népal, pour ne nommer que ceux-là, sont sur ma “bucket list“ : je les visiterai un jour. Mais, pour cette fois-ci, j’ai choisi une culture qui m’attire depuis longtemps. Je suis partie en Corée.

Deux semaines, c’est déjà un beau voyage. Mais ce n’est vraiment pas suffisant pour découvrir ce pays. J’ai passé une douzaine de jours à Séoul et j’ai fait une petite excursion vers le sud, du côté d’Andong et d’Hahoe, considérés comme le berceau de la Corée. C’est à Andong que l’on peut entrevoir le visage de la Corée d’il y a plusieurs siècles.


Globalement, je recommanderai la Corée. D’un point de vue paysage, ce n’est clairement pas le pays le plus impressionnant. La Chine est plus majestueuse et impressionnante. Pour autant, la Corée est un joli pays. Et surtout, ses habitants sont très accueillants. En préparant mon voyage, j’ai lu des choses très différentes : des voyageurs ravis de leur contact avec les Coréens comme des expatriés qui se plaignaient de leur caractère très nationaliste et presque belliqueux. Je ne sais pas si j’ai eu de la chance, mais je n’ai rencontré que des personnes avenantes et souriantes. Une petite anecdotes : lors de ma première journée à Séoul, j’ai décidé de visiter le palais royal Gyeongbok, qui est en réalité une réplique, l’original ayant été détruit à maintes reprises. Il y a cinq palais royaux à Séoul. Leur architecture est très particulière. Les structures sont à ciel ouvert et parfois très éloignées les unes des autres, dans un grand parc entouré de murailles.

Il pleuvait à torrent ce jour là, le genre de pluie que l’on connaît rarement en Europe. Essayer de courir 45 secondes sous ces trombes d’eau pour vous mettre à l’abri, vous vous retrouverez aussi trempés que si vous aviez sauté tout habillé dans une piscine. Bref, entre deux averses, me voici dans les bâtiments les plus éloignés du palais – à bonne distance du métro, accessoirement. Sans parapluie, naturellement. Une jeune fille qui se baladait est venue spontanément vers moi et m’a proposé de retourner avec elle jusqu’à la station de métro la plus proche, sous son parapluie. Je suis restée estomaquée. Plusieurs fois, dans les transports en commun, des Coréens m’accostaient, me proposant leur aide pour me repérer dans la ville (j’en tire deux conclusions : d’une, je dois avoir une tête de perdue pour que les gens m’identifient immédiatement comme la pauvre touriste égarée; de deux, les transports Coréens sont un véritable casse-tête ! Propres et efficaces, mais un sacré challenge pour toute personne qui ne maîtrise pas leur alphabet…). À Hahoe, petit village perdu dans la campagne, on m’a dit « bonjour, Mademoiselle » (oui, oui, en français dans le texte !) en apprenant ma nationalité. Essayer de trouver un quidam, dans n’importe quel pays d’Europe, qui sait dire « bonjour » en Coréen.

La dernière fois que j’ai connu une telle gentillesse désintéressée, c’était au Québec. Qui que vous soyez, brandissez un plan de la ville, jetez des coups d’oeil désespérés aux noms des rues, et… Tadaa ! Neuf chances sur dix qu’une bonne âme vienne à votre secours, le tout avec le sourire et en vous souhaitant un bon séjour. Si le climat n’était pas aussi déraisonnable, cela fait longtemps que je me serais expatriée. Pareil pour la Corée. À noter cependant que l’expérience d’un touriste n’a souvent rien à voir avec celle des étrangers qui vivent sur place. Au Québec, il fallait que l’on me parle pour découvrir que je n’étais pas du coin. En Asie, on porte sa différence sur son visage. Je n’étais ni Hongkongaise, ni Coréenne, et il suffisait d’un regard pour s’en assurer. Ce fut la première fois que j’étais si ostensiblement une étrangère. Je ne sais pas si j’ai aimé ça. Mais j’ai bien l’intention de renouveler l’expérience !

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