Tokyo

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National Geographic vous emmène en voyage

Chaque année, National Geographic organise un concours de photo. La 24ème édition se cloturera le 11 juillet. L’an dernier, plus de 13 000 images ont étaient proposées par des photographes voyageurs, dans quatre grandes catégories : Travel Portraits, Outdoor Scenes, Sense of Place et Spontaneous Moments.

National Geographic se donne pour mission de faire voyager ses lecteurs et ce concours de photo est une formidable opportunités de faire le tour du monde, d’en prendre plein les yeux, de découvrir des endroits donc on ne soupçonnait ni l’existence ni la beauté, de révéler des talents photographiques… le tout depuis son canapé. Une véritable invitation au voyage !

En attendant les lauréats 2012, voici quelques unes des photos gagnantes de l’année dernière.

Pour en savoir plus sur chacune de ces images et pour en voir bien davantage, rendez-vous sur The Big Picture.

[Photo] Les Coréens

Après trois mois à Hong Kong, si proche du reste de l’Asie, je n’avais qu’une envie : continuer à voyager. La mégalopole est idéale pour les voyageurs amoureux du grand Orient. Plate-forme aéroportuaire de stature mondial, on peut aller partout en Asie depuis Hong Kong, et ce à moindre coût. Malheureusement, mes finances d’étudiantes étant ce qu’elles sont, j’ai du me limiter à une destination (ce qui n’est déjà pas si mal, tout de même). Soyons clair : il n’y a pratiquement pas un pays d’Asie qui ne me fasse pas rêver. La Birmanie, le Bhutan, l’Inde, le Cambodge, le Népal, pour ne nommer que ceux-là, sont sur ma “bucket list“ : je les visiterai un jour. Mais, pour cette fois-ci, j’ai choisi une culture qui m’attire depuis longtemps. Je suis partie en Corée.

Deux semaines, c’est déjà un beau voyage. Mais ce n’est vraiment pas suffisant pour découvrir ce pays. J’ai passé une douzaine de jours à Séoul et j’ai fait une petite excursion vers le sud, du côté d’Andong et d’Hahoe, considérés comme le berceau de la Corée. C’est à Andong que l’on peut entrevoir le visage de la Corée d’il y a plusieurs siècles.


Globalement, je recommanderai la Corée. D’un point de vue paysage, ce n’est clairement pas le pays le plus impressionnant. La Chine est plus majestueuse et impressionnante. Pour autant, la Corée est un joli pays. Et surtout, ses habitants sont très accueillants. En préparant mon voyage, j’ai lu des choses très différentes : des voyageurs ravis de leur contact avec les Coréens comme des expatriés qui se plaignaient de leur caractère très nationaliste et presque belliqueux. Je ne sais pas si j’ai eu de la chance, mais je n’ai rencontré que des personnes avenantes et souriantes. Une petite anecdotes : lors de ma première journée à Séoul, j’ai décidé de visiter le palais royal Gyeongbok, qui est en réalité une réplique, l’original ayant été détruit à maintes reprises. Il y a cinq palais royaux à Séoul. Leur architecture est très particulière. Les structures sont à ciel ouvert et parfois très éloignées les unes des autres, dans un grand parc entouré de murailles.

Il pleuvait à torrent ce jour là, le genre de pluie que l’on connaît rarement en Europe. Essayer de courir 45 secondes sous ces trombes d’eau pour vous mettre à l’abri, vous vous retrouverez aussi trempés que si vous aviez sauté tout habillé dans une piscine. Bref, entre deux averses, me voici dans les bâtiments les plus éloignés du palais – à bonne distance du métro, accessoirement. Sans parapluie, naturellement. Une jeune fille qui se baladait est venue spontanément vers moi et m’a proposé de retourner avec elle jusqu’à la station de métro la plus proche, sous son parapluie. Je suis restée estomaquée. Plusieurs fois, dans les transports en commun, des Coréens m’accostaient, me proposant leur aide pour me repérer dans la ville (j’en tire deux conclusions : d’une, je dois avoir une tête de perdue pour que les gens m’identifient immédiatement comme la pauvre touriste égarée; de deux, les transports Coréens sont un véritable casse-tête ! Propres et efficaces, mais un sacré challenge pour toute personne qui ne maîtrise pas leur alphabet…). À Hahoe, petit village perdu dans la campagne, on m’a dit « bonjour, Mademoiselle » (oui, oui, en français dans le texte !) en apprenant ma nationalité. Essayer de trouver un quidam, dans n’importe quel pays d’Europe, qui sait dire « bonjour » en Coréen.

La dernière fois que j’ai connu une telle gentillesse désintéressée, c’était au Québec. Qui que vous soyez, brandissez un plan de la ville, jetez des coups d’oeil désespérés aux noms des rues, et… Tadaa ! Neuf chances sur dix qu’une bonne âme vienne à votre secours, le tout avec le sourire et en vous souhaitant un bon séjour. Si le climat n’était pas aussi déraisonnable, cela fait longtemps que je me serais expatriée. Pareil pour la Corée. À noter cependant que l’expérience d’un touriste n’a souvent rien à voir avec celle des étrangers qui vivent sur place. Au Québec, il fallait que l’on me parle pour découvrir que je n’étais pas du coin. En Asie, on porte sa différence sur son visage. Je n’étais ni Hongkongaise, ni Coréenne, et il suffisait d’un regard pour s’en assurer. Ce fut la première fois que j’étais si ostensiblement une étrangère. Je ne sais pas si j’ai aimé ça. Mais j’ai bien l’intention de renouveler l’expérience !

[photo] Hong Kong, ville démesurée

Hong Kong est une ville très particulière. Avant d’y arriver, j’en avais l’image d’une immense mégalopole. La « New York » asiatique devait forcément s’étendre sur des kilomètres, à perte de vue. En réalité, le territoire ne couvre qu’un peu plus de 1 000 km2. Il comprend l’île principale, Hong Kong island, qui, bien que concentrant une grande partie de la population, représente moins de 10% du territoire, Kowloon, sur le continent, et les nouveaux territoires, qui regroupent notamment les îles alentours, comme Cheung Chau, Lamma ou Lantau. L’île de Hong Kong, celle que je voyais si grande, n’est habitable que sur quelques km2 et presque tout peut se faire à pied ou en bus.

L’architecture est probablement ce qui choquera le plus le visiteur occidental qui n’a pas l’habitude des mégalopoles internationale. Pourtant, j’ai vécu à Paris (j’ignore si on peut la qualifier de mégalopole, cependant) et j’ai visité New York à deux reprises. Rien ne m’avait préparé à la claque visuelle que j’ai prise en arrivant à Hong Kong. La proximité, la moiteur de l’air et les buildings qui vont chatouiller le ciel donne une ambiance inimitable dont il est très difficile de se défaire, de retour en Europe.

Un autre point commun qui existe entre Hong Kong et New York, c’est l’activité nocturne. Tout comme sa jumelle américaine, la ville ne dort jamais. Qu’il soit 23h ou 4h du matin, on passe d’un quartier calme et endormi à un quartier festif et vibrant, en quelques instants. On finit toujours par croiser quelqu’un, soit un promeneur, soit un salarié qui rentre chez lui après une journée de travail qui n’a que trop durée, soit un ouvrier de nuit, seul à son poste et indifférent aux passages alentours.

Ce qui, en revanche, distingue les deux villes très nettement, c’est la sécurité. À Paris, passée une certaine heure, une femme seule ne s’aventure pas partout. Hong Kong, a contrario, rassure le visiteur étranger. Plus d’une fois, je me suis baladée seule dans les rues, appareil photo à la main, sans ressentir la moindre menace.

Le taux de criminalité est bas et la plupart des problèmes concernent la mafia, qui se désintéresse superbement des touristes et des expatriés. J’ai constaté cette même sûreté à Séoul. C’est l’une des choses qui me manquent le plus : on perd l’habitude de constamment se méfier, et c’est incroyablement reposant.

Ce qui peut également surprendre, avant de devenir l’un des charmes de la ville, c’est le caractère hétéroclite de Hong Kong. Les quartiers peuvent être très différents, tout en gardant des éléments communs difficiles à identifier et à décrire. Les étals des petits marchands de fruits et légumes jouxtent les magasins de luxe. Les bouis-bouis qui servent des nouilles délicieuses côtoient les grands restaurants. Les temples bouddhistes se glissent entre deux bâtiments anonymes.

La ville est en perpétuelle (re)construction. Que ce soit dans la rue, où un ouvrier ou deux s’affairent autour d’une bouche de canalisation, ou que ce soit de grands chantiers qui redéfinissent le visage de tout un quartier, il semble que Hong Kong ne sera jamais « terminée ». Cette immanence se retrouve dans la façon de vivre des hongkongais.

Hong Kong provoque souvent des réactions très contrastées. Avant mon départ, une amie qui avait détesté la ville m’a presque fait peur, tant le dégoût suintait dans ses descriptions. D’autres, en revanche, m’en parlaient avec des étoiles dans les yeux et des papillons dans le ventre. Heureusement pour moi, j’appartiens maintenant à la seconde catégorie. Malgré tous les défauts (et il y en a, à commencer par le climat : chaud, humide, irrespirable), le « port aux parfums », puisque c’est son nom, m’a envoûté. Malheureusement, il n’y a pas d’opportunités professionnelles dans ma branche d’activité. Et il me reste encore beaucoup de choses à voir dans le monde. Mais je suis sûre d’une chose : j’y reviendrai.